Première expérience
sur le
Raid Paris Cap-Nord
En 1988, il me faut passer sous les drapeaux... Je n'ai aucun piston, mais l'envie tenace de voir d'autres horrizons, d'être au coeur même de l'action... Je demande à partir comme volontaire au Liban, au Tchad ou en Nouvelle Calédonnie... Cela m'est refusé à cause d'un problème de dos... Enfer et Damnation ! je vais donc me retrouver en Allemagne à récurer les cuvettes de wc, c'est sur ! Alors un matin, je prends mon courage à deux mains et je vais me présenter à la Base aérienne 942, à quelques kilomêtres de chez moi...
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Éclats de rire des soldats à qui je demande de rencontrer le Commandant de Base... Il faut suivre la voie hierarchique et demander audience... Ce que je fais. Je reviendrais 1 mois plus tard présenter mon humble book photo (dans lequel j'ai investit toutes mes économies et tout mon argent de poche...) et j'expliquerais au Colonel ma passion pour la photo, le journalisme, l'Histoire, les relations presse, et ma passion pour l'aviation... Ça marche ! Quelques semaines plus tard, j'intégrerais le SIRPA au Service Relation Publique de la Base aérienne 942... Passage rapide chez les commandos, puis, revues de presse quotidiennes pour le Colonel. On me charge aussi de re-maquetter "La Vigie", le journal interne de la base... j'en profite pour faire quelques photos et les publier...
Je n'ai pas encore fini l'armée, le téléphone sonne : c'est le journaliste qui avait pris mes coordonnées un an et demi auparavant..."- Allo, Jean-Luc, tu veux toujours devenir Reporter photographe ?..." Quelle question ! "- Écoutes, je te laisse ta chance - si tu réussis un test - je t'envoie sur le Raid Paris-Cap Nord..." Le test ? Sauter à l'élastique et faire un reportage complet sur la discipline... Je sais que cette chance ne se reproduira pas deux fois ; il faut la saisir... Bref, je saute, réalise quelques photos, et suite au reportage, décroche ma première couverture de magazine...
C'est comme ça que tout a vraiment commencé ...
Le journaliste devenu ami tient sa promesse et m'envoit couvrir l'épreuve pour le compte de son agence de presse canadienne...
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12 500 kilomêtres, 13 pays traversés dont tous les pays scandinaves et des centaines de photos ramenées... Fabuleux pour mon premier grand reportage !... Oui, mais voilà... de retour à Paris, mon "ami "à qui j'ai remis l'ensemble de mon reportage disparait avec les photos, et ces dernières commencent à paraître sous d'autres noms... C'est vrai, je n'avais pas appris cela dans mes livres... Me voilà à la rue dans Paris. Une amie m'héberge et m'encourage. Interpol me donne un petit coup de main, mais je ne retrouverais mes photos que 6 mois plus tard... Retour à la case départ, "je ne touche même pas 20.000" et le moral est au plus bas.
Envie de tout abandonner...