
Août 2000. Le chef du village lépreux qui m'accueillit
et me permit de réaliser ce reportage...
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La lèpre, les lèpreux, j'étais comme tout le monde ; je ne connaissais pas, ou si peu.... Un jour, j'ai cherché des photos sur internet ; en vain. Alors j'ai voulu savoir, connaître, comprendre.Je suis parti au Togo. On m'avait dit que subsistaient encore quelques lèproseries, alors que l'idée même était interdite d'un point de vue international... J'ai partagé quelques jours en compagnie de ces malades exclus de toute vie sociale, et je crois qu'aujourd'hui, je suis un tout petit peu moins ignorant. Une grande leçon de vie, de volonté, d'espoir.

Décembre 2001 ; La dernière couverture du Figaro Rhône-Alpes...
une photo que j'avais réalisée sur les toits de Fourvière...
La nouvelle est tombée comme ça ; brutalement, quelques jours avant les fêtes de Noël... "Jean-Luc, on a une mauvaise nouvelle à t'apprendre ; on ferme... Le Figaro Rhône-Alpes et les autres suppléments régionaux, c'est fini..." Voilà. C'est tout. Quand on a passé 10 ans à travailler pour un titre, à vivre pour un titre, à donner le meilleur de soi-même pour l'améliorer, pour essayer de conserver un certain style, une certaine qualité au niveau des images, quand on a sacrifié des week-end entiers sur les routes de la région pour rammener le meilleur de ce que l'on pouvait rammener dans des délais minimum, cette disparition est ressentie comme un gigantesque séïsme intérieur... les choix de reconverstion sont inexistants. Le journal ne paraitra plus ; c'est tout. Il n'y a rien à rajouter. Qu'importe ceux pour qui il représentait une seconde famillle, (et c'est mon cas), qu'importe ceux qui n'étaient pas salariés (et c'est aussi mon cas) et qui se retrouvent du jour au lendemain sans plus rien. C'est la dure loi de la Presse. Plus dure est la chute. Pour ma part, je vienstout juste d'investir dans la photo numérique et il me faut repartir à zéro...
Après la mort du Figaro Rhône-Alpes, les doutes et les remises en question sont nombreux. Le marché de la photo de presse va mal, et, si, sur la région fleurissent ci et là des titres, il ne semble y avoir aucun budget pour les photographes de magazine. La plupart des titres se font prêter des photos, voir se les font "offrir" par de jeunes apprentis photographes en mal de leur première parution... L'avenir s'annonce plutôt sombre... C'est le moment de faire le bilan ... Retour sur sa vie, ses déceptions, ses rêves... Cette période dure encore aujourd'hui... Et ce site me permet de prendre un peu plus de recul par raport au chemin parcouru et certains messages reçus, plutôt touchant, me confirme dans ma détermination à vivre de ce métier...

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A force de se poser des questions, on fini par tourner en rond... et par ne plus avancer... Comme ce n'est pas du tout mon tempérament, je décide de partir un mois à l'aventure me retrouver sur du "grand reportage"... Ce sera l'Inde du Nord... Un pays que j'avais voulu garder pour un reportage futur "parce que c'est un pays très dur où il faut parfois avoir le coeur bien accroché..." (dixit des amis qui en sont revenus)... la Vallée du Gange et ses villes mystiques... 8 villes traversées, 8 000 photos rammenées et des centaines de rencontres. Ce reportage me fait du bien. Je suis exigeant avec moi-même, je travaille de l'aube au coucher du soleil mais le but est atteint : je me retrouve et je vis à 200% cette passion pour la photo... (reportage complet prochainement en ligne... si j'arrive à trouver du temps... !!!)